Les prélèvements en eau dans le bassin Rhin-Meuse

Principaux usages des prélèvements d’eau

Dans le bassin Rhin-Meuse, les cours d’eau et les eaux souterraines sont sollicitées pour les besoins en eau potable, industriels et, dans une moindre mesure, agricoles.

Les prélèvements peuvent avoir une influence lourde sur les débits ou sur le niveau des nappes. Les volumes d’eau prélevés pour l’alimentation en eau et pour l’industrie représentent une part significative des volumes prélevés en France.

Dans le bassin Rhin-Meuse, les prélèvements industriels, hors énergie, représentent la grande majorité des prélèvements en eaux de surface. Plus des 3/4 de ces prélèvements sont faits par les 10 plus gros consommateurs.

L’essentiel des prélèvements pour l’alimentation en eau des populations du bassin Rhin-Meuse est assuré à partir des eaux souterraines (86 % dans le district Rhin et 95 % dans le district Meuse en 2009). Les prélèvements en eaux de surface sont moindres que ceux des industriels et ne concernent qu’une vingtaine de collectivités.

Les prélèvements agricoles sont très disséminés et peu importants, mais ces volumes sont presque totalement consommés.

Les nappes d’eau souterraines les plus sollicitées

La nappe d’Alsace est de loin la nappe d’eau souterraine la plus sollicitée. En Lorraine, c’est l’aquifère   des Grès   du Trias inférieur. La surexploitation de cette nappe est une préoccupation forte dans la partie sud. C’est pourquoi un schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) a été mis en place afin de permettre à tous les acteurs concernés de réfléchir à un plan d’actions visant à diminuer les prélèvements dans cet aquifère   sensible.

Volumes d’eau prélevées

Dans le bassin Rhin-Meuse, 360 millions de m3 d’eau sont prélevés tous les ans par les collectivités. Les réseaux de distribution d’eau potable (38 000 kilomètres) présentent des pertes de 25 % en moyenne. Ces pertes peuvent atteindre plus de 50 % par endroit. Estimées dans le bassin à environ 100 millions de m3 par an au total, elles correspondent à la consommation annuelle cumulée des villes de Strasbourg, Nancy et Metz.

La diminution des pertes en eau au niveau des réseaux constitue donc un gisement de ressource en eau et in fine de réduction des coûts.

Depuis 2008, les prélèvements d’eau par les collectivités ont diminué de 5 %, diminution due conjointement à une prise de conscience écologique, à la forte augmentation du prix de l’eau et à la diminution de la consommation des appareils ménagers et des pertes en réseau. Cette tendance des prélèvement à la baisse est constatée depuis près de 10 ans. L’évolution des prélèvements reste toutefois dépendante des conditions climatiques et des pratiques de production.

En 2009, la répartition des volumes d’eau souterraine prélevés dans le bassin Rhin-Meuse est la suivante :

  • 304 millions de de m3 d’eau pour l’eau potable,
  • 292 millions de de m3 d’eau pour l’industrie,
  • 89 millions de de m3 d’eau pour l’irrigation,
  • 7 millions de de m3 d’eau pour la production d’électricité.

(Source : AERM, Tableau de bord des indicateurs SDAGE   2010-2015, édition 2011 : données basées sur les volumes retenus pour l’établissement des redevances de prélèvements perçues par l’Agence de l’eau Rhin-Meuse)

Bibliographie

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Banque nationale des prélèvements en eau